SMI

Edition juin 2006


154 BEH n° 23-24/2006

Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2006

(à l’attention des professionnels de santé)

 

1 - LES VACCINATIONS

2 - PALUDISME

3 - RISQUES LIÉS AUX INSECTES ET AUTRES ANIMAUX

4 - DIARRHÉE DU VOYAGEUR

5 - RISQUES ACCIDENTELS (ALTITUDE, BAIGNADES, PLONGÉE SOUS-MARINE, TRAUMATOLOGIE…)

6 - PRÉCAUTIONS EN FONCTION DES PERSONNES

7 - HYGIÈNE ET TROUSSE À PHARMACIE

8 - ASPECTS ADMINISTRATIFS

 

Les voyageurs, quelles que soient leur destination et les conditions du voyage sont assez fréquemment victimes de problèmes de santé. Le taux de voyageurs malades varie de 15 % à 64 % selon les études, en fonction des destinations et des conditions de séjour. Quelle que soit l’étude, la diarrhée est toujours le plus fréquent des problèmes de santé en voyage suivi par les affections des voies aériennes supérieures, les dermatoses et la fièvre. Les études les plus récentes montrent une modification de ce profil épidémiologique avec l'émergence de nouvelles pathologies : mal d’altitude, mal des transports, accidents et blessures.

Le risque de décès par mois de voyage a été estimé à 1 pour 100 000 (1 pour 10 000 pour les personnes impliquées dans des opérations humanitaires). Les causes de mortalité chez le voyageur sont dans la moitié des cas environ cardiovasculaires, les autres causes de décès se partageant entre accidents de la voie publique, noyades et autres accidents. Dans environ 25 % des cas, la cause de la mort reste inconnue et les infections ne rendent compte que de un à trois pour cent des décès. Les causes de rapatriement sanitaire sont proches de celles de mortalité en voyage : traumatologiques (accidents, loisirs), vasculaires (cardiaques et neurologiques) et psychiatriques.

On notera que les étiologies infectieuses de décès ou de pathologies graves imposant une évacuation sanitaire sont peu fréquentes, en grande partie parce que les recommandations qui suivent permettent de les éviter.

Ces recommandations ont été élaborées par le comité des maladies liées aux voyages et des maladies d'importation (CMVI) et approuvées par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) lors de la séance du 19 mai 2006. Elles tiennent compte des données du Centre national de référence de l’épidémiologie du paludisme d’importation et autochtone (CNREPIA) et du Centre national de référence de la chimiosensibilité du paludisme (CNRCP). Ce texte reprend pour l'essentiel les recommandations de l'année 2005. Cette année il n'y a pas de modification des recommandations concernant la prévention du paludisme pour les différents pays.

Les recommandations figurant dans ce document ne peuvent prendre en compte l’évolution des risques liés à des maladies émergentes. Les recommandations aux voyageurs sont donc susceptibles d’être modifiées en fonction de l’évolution de la situation internationale. Pour être informé de ces mises à jour, il est conseillé de consulter un des sites suivants :

www.sante.gouv.fr www.invs.sante.fr www.who.int www.grippeaviaire.gouv.fr

 

1 - LES VACCINATIONS

Deux critères interviennent dans l'établissement d'un programme de vaccinations destiné à un voyageur.

Le premier de ces critères est l'obligation administrative, qui correspond plus à la protection de la population du pays d'accueil contre des risques infectieux venant de l'extérieur qu'à celle du voyageur.

Le second critère, le plus important, est le risque réel encouru par le voyageur, qui varie en fonction de plusieurs paramètres :

- la situation sanitaire du pays visité ;

- les conditions, la saison et la durée du séjour ;

- les caractéristiques propres du voyageur, en particulier l'âge et aussi le statut vaccinal antérieur.

Ces éléments permettent d'établir un programme vaccinal adapté, personnalisé, à partir de la gamme de vaccins disponibles en France.

 

1.1 - POUR TOUS ET QUELLE QUE SOIT LA DESTINATION

Adultes

Mise à jour des vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal avec notamment Tétanos, Poliomyélite, Diphtérie (à dose réduite d’anatoxine diphtérique) et Coqueluche, Rougeole1 éventuellement.

Enfants

Mise à jour des vaccinations incluses dans le calendrier vaccinal français, mais plus précocement pour :

- la vaccination contre la rougeole en association avec les oreillons et la rubéole, à partir de 9 mois, suivie d’une revaccination 6 mois plus tard ;

- la vaccination contre l’hépatite B (dès la naissance si le risque est élevé) ;

- le BCG, dès la naissance.

 

1.2 - EN FONCTION DE LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE LA ZONE VISITÉE

Fièvre jaune

Indispensable pour tout séjour dans une zone endémique intertropicale d’Afrique ou d’Amérique du Sud, même en l’absence d’obligation administrative.

Exigible à partir de l'âge de 1 an, possible dès 6 mois.

Déconseillée pendant toute la durée de la grossesse, mais si le séjour ou le voyage en zone d’endémie ne peuvent être reportés, la vaccination est nécessaire en raison de la létalité élevée de la maladie.

Vaccin à virus vivant réservé aux centres agréés de vaccination.

1 injection au moins 10 jours avant le départ pour la primovaccination,

validité : 10 ans (figure 1).

 


Au nord de l’Argentine et à l’ouest du Paraguay, les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) américains ont signalé une circulation de ce virus.

 

 

Encéphalite japonaise

Séjour en zone à risque et en saison de transmission, du Pakistan à l'ouest, aux Philippines à l'est.

Vaccin disponible dans les centres agréés de vaccination (Autorisation temporaire d’utilisation nominative).

Trois injections à J0, J7, J30 (la dernière au moins 10 jours avant le départ ; rappel 2 ans plus tard).

Possible chez l'enfant à partir de l'âge de un an (entre 1 et 3 ans : demi dose).

Encéphalite à tiques

Séjour en zone rurale (ou randonnée en forêt) en Europe centrale, orientale et du Nord, au printemps ou en été.

Trois injections à M0, entre M1 et M3 puis entre M5 et M12 ;

1er rappel dans les 3 ans suivant la 3ème dose.

Il existe désormais une présentation enfant ; administration selon le même schéma à partir de l'âge de 1 an.

 

1 Pour les voyageurs de plus de 25 ans, non vaccinés contre la rougeole ou sans antécédent de rougeole, le risque doit être évalué au cas par cas par le médecin vaccinateur en fonction de la durée et des conditions de voyage et de niveau d’endémicité de la rougeole dans le pays. Une dose de vaccin trivalent suffit. (Cf. Plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale en France 2005 - 2010 consultable sur le site : http://www.sante.gouv.fr , et Bull. Épidémiol. Hebd. n°41-42/2005).

 

Infections invasives à méningocoque

Trois vaccins contre les méningocoques sont actuellement disponibles en France :

- le vaccin conjugué contre le méningocoque de sérogroupe C ;

- le vaccin contre les méningocoques des sérogroupes A et C ;

- le vaccin tétravalent contre les méningocoques des sérogroupes A, C, Y, W135 réservé pour le moment aux centres agréés de vaccination en raison d’une disponibilité limitée.

L'actualité des épidémies d'infections invasives à méningocoque est consultable sur le site Internet de l'OMS à l'adresse suivante :

http://www.who.int/csr/don

La vaccination contre les infections invasives à méningocoque est recommandée2 :

- aux enfants de plus de 2 ans et aux jeunes adultes se rendant dans une zone où sévit une épidémie3 ;

- aux personnes se rendant dans cette zone pour y exercer une activité dans le secteur de la santé ou auprès des réfugiés ;

- aux personnes se rendant dans une zone d’endémie (ceinture de la méningite en Afrique) au moment de la saison de transmission, dans des conditions de contact étroit et prolongé avec la population locale.

La vaccination n’est pas recommandée chez les autres voyageurs, y compris ceux séjournant brièvement dans une zone d’épidémie mais ayant peu de contacts avec la population locale.

Le vaccin tétravalent doit être réservé aux voyageurs exposés se rendant dans une zone où le risque de méningite à méningocoque W135 est avéré.

La vaccination par le vaccin tétravalent est exigée par les autorités saoudiennes pour les personnes se rendant au pèlerinage de La Mecque et de Médine (Hadj ou Umrah) ; elle doit dater de plus de 10 jours et de moins de trois ans.

 

1.3 - EN FONCTION DES CONDITIONS ET DE LA DURÉE DU SÉJOUR

Hépatite A

Pour tout type de séjour dans un pays où l’hygiène est précaire, et particulièrement chez le voyageur porteur d'une maladie chronique du foie.

Une injection avant le départ, rappel 6 à 12 mois plus tard, durée de protection : 10 ans.

Peut être faite à partir de l'âge de 1 an. Il existe une présentation enfant.

Un examen sérologique préalable (recherche d'IgG) a un intérêt pour les personnes ayant des antécédents d'ictère, ou ayant vécu en zone d'endémie ou nées avant 1945.

Fièvre typhoïde

Séjours prolongés ou dans de mauvaises conditions dans des pays où l’hygiène est précaire.

Une injection 15 jours avant le départ, durée de protection :

3 ans.

Enfants : à partir de 2 ans.

Hépatite B

En dehors des recommandations du calendrier vaccinal (enfants, professions de santé et/ou conduites à risque), cette vaccination est recommandée pour des séjours fréquents ou prolongés dans les pays à forte prévalence.

Deux injections espacées d'un mois, rappel unique 6 mois plus tard.

En cas de départ rapide il existe un protocole accéléré (voir Résumé des Caractéristiques du Produit).

Il existe une présentation enfant.

Rage à titre préventif

Séjour prolongé ou aventureux et en situation d'isolement dans un pays à haut risque (surtout en Asie et notamment en Inde).

Recommandée en particulier chez les jeunes enfants dès l’âge de la marche.

Trois injections à J0, J7, J21 ou J28, rappel 1 an plus tard ; durée de protection : 5 ans.

La vaccination préventive ne dispense pas d’un traitement curatif qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d’exposition avérée ou suspectée.

Grippe

Vaccination contre la grippe en fonction de la destination et de la saison :

- pour tous les adultes et enfants (à partir de 6 mois) faisant l’objet d'une recommandation dans le calendrier vaccinal français, participant à un voyage en groupe, notamment en bateau de croisière ;

- et pour le personnel navigant des bateaux de croisière et des avions, ainsi que le personnel de l’industrie des voyages (guides) accompagnant les groupes de voyageurs.

Toutefois la disponibilité d’un vaccin adapté à la zone et à la saison du voyage peut poser un problème.

Chez les enfants n’ayant pas été vaccinés auparavant une deuxième dose sera administrée 1 mois après (de 6 mois à 35 mois : dose à 0,25 ml).

Choléra

Un vaccin anti-cholérique administré per os est disponible. Sa prescription n’est pas justifiée habituellement pour les voyageurs chez lesquels le respect des mesures d’hygiène (hygiène alimentaire, lavage des mains) reste la meilleure des préventions. Seuls les personnels de santé allant travailler auprès de patients ou dans des camps de réfugiés en période d’épidémie pourraient en bénéficier.

Administration : 2 doses à une semaine d’intervalle. Enfants de 2 à 6 ans : 3 doses à une semaine d’intervalle.

Tout médecin, chirurgien-dentiste ou sage-femme4 ayant constaté un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d’être dû à un médicament ou produit mentionné à l’article R.5121-150 du code de la Santé Publique, dont les vaccins, qu’il l’ait ou non prescrit, doit en faire la déclaration immédiate au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont il dépend.

Voir la fiche de déclaration des effets indésirables médicamenteux :

http://www.sante.gouv.fr/cerfa/efindes/abvitot.pdf et la liste des CRPV :

2 - PALUDISME

2.1 - DONNÉES ÉPIDÉMIOLOGIQUES

Le nombre de cas de paludisme d’importation en France métropolitaine a été estimé à environ 5 300 cas en 2005 par le CNREPIA. Les pays de contamination sont toujours majoritairement situés en Afrique subsaharienne avec 84 % d’accès à Plasmodium falciparum dont une centaine sont graves. Le nombre de décès rapporté au CNREPIA en 2005 est d’une dizaine.

On constate que près de trois quart des cas surviennent chez des sujets d’origine africaine résidant en France. Cette population semble moins bien informée du risque de paludisme grave et des mesures prophylactiques nécessaires, ou dissuadée par leur coût.

2.2 - CHIMIOPROPHYLAXIE

2.2.1 - Principes

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale.

Il convient donc d’insister :

- sur la nécessité de l’observance simultanée d’une protection contre les piqûres de moustiques (voir chapitre 3) associée à la chimioprophylaxie ;

- sur la notion que toute pathologie fébrile au retour des tropiques doit être considérée a priori comme pouvant être d’origine palustre et nécessite une consultation en urgence.

Environ 5 % des accès palustres à P. falciparum sont observés au-delà des 2 mois suivant le retour.

Le choix d’une chimioprophylaxie doit tenir compte des zones visitées (classées en groupe 1, 2 et 3 selon la fréquence de la résistance à la chloroquine et au proguanil - voir tableau 1), de l’intensité de la transmission, des conditions et de la durée du séjour, de l’âge et du poids du voyageur, de ses antécédents pathologiques, d’une possible interaction avec d’autres médicaments, d’une précédente intolérance aux antipaludiques, d’une grossesse en cours ou future.

2 Avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France du 14 septembre 2001 relatif à la vaccination contre les méningocoques.

3 Avec possibilité de vacciner à partir de 6 mois en cas d'épidémie à méningocoque A.

4 De même, tout pharmacien ayant eu connaissance d'un effet indésirable grave ou inattendu, susceptible d'être du à un médicament ou produit mentionné au R.5121-150, qu'il a délivré, doit également le déclarer aussitôt au CRPV" (R.5121-170).

 

Tableau 1

Liste des pays pour lesquels il est nécessaire de prendre une chimioprophylaxie antipaludique en 2006

 

Pays (1)

Situation du paludisme 2006/ chimioprophylaxie (2)

Pour un séjour de moins de 7 jours chimio prophylaxie facultative (3)

 

 

 

Afghanistan

groupe 3

pour l'ensemble du pays

Afrique du Sud

Nord-Est : groupe 3

ailleurs ps de chimioprophylaxie

 

Angola

groupe 3

 

Arabie Saoudite

Sud, Ouest : groupe 3

ailleurs : pas de chimioprophylaxie

pour l'ensemble du pays

Argentine (*)

Nord : groupe 1

ailleurs : pas de chimioprophylaxie

pour l'ensemble du pays

Bangladesh

Dacca : pas de chimioprophylaxie

reste du pays : groupe 3

 

Belize (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Bénin

groupe 3

 

Bhoutan

groupe 3

pour l'ensemble du pays

Bolivie

Amazonie : groupe 3

ailleurs (*) : groupe 1

pour l'ensemble du pays

Botswana

groupe 3

 

Brésil

Amazonie : groupe 3

ailleurs : pas de chimioprophylaxie

 

Burkina Faso

groupe 2

 

Burundi

groupe 3

 

Cambodge

groupe 3

 

Cameroun

groupe 3

 

Chine

Yunnan et Hainan : groupe 3

Nord-Est (*) : groupe 1

pour l'ensemble du pays

sauf Yunnan et Hainan

Colombie

Amazonie : groupe 3

ailleurs : groupe 2

 

Comores

groupe 3

 

Congo

groupe 3

 

Costa Rica (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Côte-d'Ivoire

groupe 3

 

Djibouti

groupe 3

 

Équateur

Amazonie : groupe 3

ailleurs : groupe 1

 

Érythrée

groupe 3

 

Éthiopie

groupe 3

 

Gabon

groupe 3

 

Gambie

groupe 3

 

Ghana

groupe 3

 

Guatemala (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Guinée

groupe 3

 

Guinée-Bissau

groupe 3

 

Guinée Équatoriale

groupe 3

 

Guyana

groupe 3

 

Guyane française

fleuves : groupe 3

zone côtière : pas de chimioprophylaxie

 

Haïti

groupe 1

 

Honduras (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Inde

État d’Assam : groupe 3

ailleurs : groupe 2

 

Indonésie

Bali : pas de chimioprophylaxie

ailleurs : groupe 3

 

Iran

Sud-Est : groupe 3

ailleurs (*) : groupe 1

pour l'ensemble du pays

Iraq (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Kenya

groupe 3

 

Laos

groupe 3

 

Libéria

groupe 3

 

Madagascar

groupe 2

 

Malaisie

zones urbaines ou côtières : pas de chimioprophylaxie ;

ailleurs : groupe 3

 

Malawi

groupe 3

 

Mali

groupe 2

 

Mauritanie

groupe 2

 

Mayotte (collectivité départementale)

groupe 3

pour l'ensemble du pays

Mexique (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Mozambique

groupe 3

 

Myanmar (ex-Birmanie)

groupe 3

 

Namibie

groupe 3

 

Népal

Teraï : groupe 2

ailleurs : pas de chimioprophylaxie

 

Nicaragua (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Niger

groupe 2

 

Nigéria

groupe 3

 

Ouganda

groupe 3

 

Pakistan

groupe 3

 

Panama (*)

Ouest : groupe 1 Est

groupe 3 pour Panama Ouest

 

Papouasie- Nouvelle Guinée

groupe 3

 

Paraguay

Est (*) : groupe 1

ailleurs : pas de chimioprophylaxie pour l'ensemble du pays

 

Pérou

Amazonie : groupe 3

ailleurs (*) : groupe 1

pour l'ensemble du pays

sauf l'Amazonie

Philippines

groupe 3

 

République dominicaine

groupe 1

 

République centrafricaine

groupe 3

 

République démocratique du Congo (ex-Zaire)

groupe 3

 

Rwanda

groupe 3

 

El Salvador (*)

groupe 1

pour l'ensemble du pays

Sao Tomé et Principe

groupe 3

 

Salomon (Iles)

groupe 2

 

Sénégal

groupe 3

 

Sierra Leone

groupe 3

 

Somalie

groupe 3

 

Soudan

groupe 3

 

Sri Lanka (*)

groupe 2

pour l'ensemble du pays

Surinam

groupe 3

 

Swaziland

groupe 3

 

Tadjikistan (*)

groupe 2

pour l'ensemble du pays

Tanzanie

groupe 3

 

Tchad

groupe 2

 

Thaïlande

Régions frontalières avec le Cambodge, le Laos, le Myanmar et la Malaisie : groupe 3

ailleurs : pas de chimioprophylaxie

pour l'ensemble du pays sauf les frontières avec le Cambodge, le Laos, le Myanmar et la Malaisie

Timor